Une compétition de robotique a été organisée à Vierzon (oui, c'est une vraie ville, pas juste une invention de J. Brel) du 1 au 5 juin 2004.
L'ambiance y était très sympatique qu'il s'agisse de la piste où les robots s'opposaient, mais aussi des "backstages" où les équipes modifiaient, corrigeaient, adaptaient leurs machines. Ainsi de nombreux IUT avaient envoyé des équipes de passionnés.
La visite que j'ai faite à cette manifestation a fait écho, à la lecture d'études que j'avais cherchées, dans ma quête de la gestion des connaissances, sur la collaboration entre machines.
Ainsi plusieurs labos de recherche, surtout universitaires, ont mené des travaux sur la robotique collective.
Un premier modèle s'imposait, à l'image de l'informatique, sur la base d'un réseau radioélectrique concentrant les informations et les ordres sur un calculateur. Ce modèle fonctionne pour un nombre limité de robots, d'informations à traiter et de décisions à prendre.
Devant ces limites une autre voie de recherche s'est appuyée sur les recherche en éthologie, et plus précisément sur les fourmis. Le modèle alors prend en compte l'interaction entre un individu et son environnement. Premier principe, il n'y a pas de contrôle hiérarchique des décisions prises par les individus, mais quelques règles comportementales simples. De plus, le robot doit pouvoir mesurer l'évolution de son contexte d'évolution: il est donc doté de capteurs. Il peut échanger des informations avec les autres robots.
A l'image des insectes, les robots présentent une intelligence dite en essaim. Il est alors nécessaire de concevoir des dispositifs de calculs affectés de fonctions cognitives limitées. Mais grace à des règles de comportement, ils présentent collectivement une forme "d'intelligence".
Les robots imitent la nature
Une étude de Maja Mataric sur la robotique multiple en environnement aléatoire