EJM - Partage de connaissances

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samedi 21 mai 2005

Innovation en mécanique des structures : biomimétisme

L'observation et l'étude du fonctionnement naturel a été à l'origine de nombreuses inventions. Dans le domaine du génie-civil, le monde végétal a inspiré, à plusieurs reprises, le domaine de la mécanique des structures; il a offert des méta-modèles qui ont permis, en particulier, d'augmenter la hauteur des grattes-ciel, en "assouplissant" les ossatures, en utilisant des noyaux ...

Un ingénieur suisse, Mauro Perdetti, a poursuivi ce type d'étude, et à ainsi un nouveau concept : tensairity. Il s'agit de poutre légère qui se présente sous la forme d'une enveloppe gonflable. Elle est composée d'une partie supérieure comprimée, de cable "spiralée" qui s'écarte de la partie supérieure au milieu de la poutre, le tout est contenu dans une enveloppe de fibre de verre et de silicone gonflée à basse pression. Les premières réalisations sont la couverture d'un parking et une enveloppe de protection d'un voilier du XIXème siècle.

Le document joint montre une utilisation possible en pont provisoire. Le champ de développement est très important. La résistance aux intempéries et aux agressions physiques est très satisfaisante.

Même l'autoréparation est inspirée du fonctionnement végétal. Aux esprits bougons qui estimeraient que l'homme n'a rien inventé, on peut répondre que les échelles ont changé, la fiabilité aussi et ceci grace au travail concomitant de la recherche sur le micro et le macro: les matériaux au niveau chimique et structurel.

Le végétal générateur de concepts
Principes de base de Tensairity

Référendum, quel exercice

Il y a quelques mois, lorsqu'on annonçait la tenue du référendum sur le traité constitutionnel, la sphère politique paraissait sereine. Les semaines ont passé et le paysage s'est transformé, à la lumière des sondages. La sérénité a fait place à la vindicte.

Alors que le ton était globalement condescendant, l'émergence d'une possibilité d'un refus par les électeurs français de ce projet, à crisper ses partisans. Personnellement je ne suis pas encore fixé, après une première lecture rapide, j'ai usé du stabilo, des renvois, des annotations pour analyser le texte, j'ai réédité la constitution actualisée de 1958, je lis, j'essaye de mettre en perspective et de m'extraire de la cacaphonie ambiante. Là n'est pas le sujet.

Ce qui me marque le plus, c'est le déploiement d'arguments de plus subjectifs de notre élite politique. Les partisans du non font appel à des arguments "élimés", j'ai cru entendre le son de la lutte des classes dans certains discours, dans d'autres ont fait appel aux instincts les plus primitifs des citoyens. Les partisans du oui n'ont rien à envier avec une palette qui recouvre toute la gamme de ce qu'on peut faire de pire. On est passé de l'évidence, "être partisan d'une Europe, c'est voter le traité", aux fausses logiques pour aller plus loin il faut ce traité. Puis les évènements se sont enchaînés, une première possée du non a conduit ses opposants à réagir, on a eu droit à un pseudo débat télévisé, quelques interventions, "la France perdra son influence en Europe .... et le non est retombé. Depuis quelques jours, ce "non" est à nouveau majoritaire dans les sondages, le discours des politiques a changé, dans cette sorte de panique, leurs propos se sont orientés vers la stigmatisation et le catastrophisme. On en appel à la responsabilité des électeurs.

Nous avons certainement les hommes et femmes poltiques que nous méritons. Je pense surtout que le 30 mai la gueule de bois sera bien réelle, même si ce traité reçoit au final la bénédiction de la majorité des citoyens. Et il serait de très mauvais ton de faire semblant de faire semblant. Qu'il s'agisse du gouvernement français mais aussi des partis politiques de froite comme de gauche, l'autisme devient une pathologie poltique. Le citoyen n'est pas toujours raisonnable, mais personne ne lui propose d'éclairage. Pour revenir à ce projet de traité, sa rédaction, tant sur le fonds que sur la forme, correspond à l'air du temps : c'est l'économie le moteur de la société. On ne peut pas le reprocher, il n'y a plus de projet spirituel qui tende à éclairer le bout du tunnel. Sur la forme c'est un vaste réglement détaillé.

La question est vraiment là, le sens que chacun veut donner à sa vie. L'économie offre une nouvelle alternative à l'organisation sociale, elle modélise d'une manière plus ou moins policiée, tout ce que l'évolution huamine a gommé dnas le domaine de la violence physique. Pas de méprise dans mon propos, je ne rejette pas l'importance de l'économie dans le fonctionnement social, je constate la place grandissante qu'elle prend par défaut.

mercredi 18 mai 2005

Fritz et la démocratie

Le nez dans le café-céréales, j’écoutais distrait le journal de 7h00 sur Inter comme tous les matins. Une interview donnée par l’ancien commissaire européen sur France3 la veille, a réveillé mon attention.

Ce monsieur, après quelques facéties, a expliqué qu’il pensait les référendums inutiles, pour les sujets de la nature du projet de traité constitutionnel. Pour lui, c’est une affaire d’élus ! On ne peut pas lui en vouloir, il a le mérite de la sincérité. Beaucoup d’élus en France doivent penser la même chose, sans l’afficher. Cette occasion du référendum pourrait être l’objet d’un vrai débat sur le type de société qu’un peuple veut choisir, mais ce débat est confisqué. Avant les premiers sondages, on entendait surtout les partisans du oui culpabiliser les défensurs du non. On a eu droit à beaucoup d’arguments du même acabi, mais peu de vraie discussion ni de véritable argumentation.

J’ai saisi, sur France-Culture, une émission où les auditeurs interrogeaient des spécialistes sur des points très précis. Les réponses étaient à la fois ciblées mais étaient repositionnées dans une problématique plus large. C’est la seule fois où j’ai entendu ce type d’animation.

Mes activités extra professionnelles me mobilisent jusque mi avril, je pourrai à cette issue me plonger dnas la lecture totale du projet et de ses annexes, en comparant avec notre constitution de 58. Ce référendum peut être un exutoire à la surdité de nos élus (pas que ceux de la majorité présidentielle). C’est dommage, car il y a un vrai débat sur un projet de société. Que le non ou le oui l’emporte, le bulletin qui sortira majoritairement ne sera pas la prise de possession pour choisir un avenir.

Les enchères inverses

La presse a relaté aujourd'hui la mise au chomage de salariés alsaciens à qui on a proposé une alternative: aller travailler en Roumanie pour 85 euros par mois et ... plus si ancienneté.

Le responsable de cette initiative est certainement un promoteur du non au référendum (...). Ce sujet me rappelle un système mis en place récemment en Allemagne: les enchères inverses appliquées à l'emploi. Une annonce passe sur un site internet Le site Internet allemand, chacun peut proposer un salaire de plus en plus bas pour décrocher le job. Tout est dans le nom.

Ceux qui promeuvent le libéralisme économique devraient lancer des concours d'innovation dans le domaine. Gageons que ce type de site s'ouvrira dans d'autres langues pour d'autres pays.

vendredi 13 mai 2005

Soumission ou délégation du citoyen à l'élu

La presse s'est fait l'écho dans les semaines passées des dix ans à l'Elysée du Président de la république fraçaise.

Pour certains hebdos et quotidiens, français et étrangers se fut l'occasion de la curée. Il n'est pas l'objet de cet article d'en rajouter, au contraire. Jusqu'alors le Président de la république a été démocratiquement élu. En 2002, les français ont joué à se faire peur, ils ont voulu montrer au premier tour, leur mécontentement à un candidat premier ministre dont la chaleur humaine n'était pas la première qualité. Mais ce n'est pas un pote qu'on élit à ce poste.

Nous avons certainement un rapport à la politique beaucoup plus exarcerbé qu'ailleurs, peut-être parce que nous y mettons encore trop de part de rêve.

Il serait nécessaire, pour ne plus avoir à perdre ses illusions, revenir sur quelques principes. L'autorité d'un homme sur un autre groupe d'hommes ne peut lui venir que de deux manières: - la soumission - le consentement

La souission est classiquement batie sur un rapport de puissance, elle s'effondre dès que le rapport évolue en faveur des soumis, et au détriment de l'oppresseur. Par contre l'oppresseur peut évoluer et transformer cette soumission en consentement.

Le consentement doit être librement établi sur la base de l'utilité sociale, garanti par les valeurs de la démocratie et de la société, il doit aussi être limité par des contraintes. Le gouvernant a alors le devoir de présrver le bien commun et la cohésion de la société.

Mais il est vrai que le pouvoir tranforme avec le temps, il éloigne des réalités, surtout s'il conduit à l'idolatrie voir à une certaine forme de culte. Toutes les formes trop personnalisées d'allégation pervertissent la politique, elle en devient comédie humaine, confondant finalité et jouissance des moyens nécessaires au gouvernant.

Là aussi, le citoyen ne doit pas rester contemplatif. Sa soumission doit plus s'apparenter à une délégation nécessaire mais raisonnable de son action au gouvernant.Ainsi puisque le mot est employé, toute délégation nécessite contrôle et c'est bien au citoyen d'être vigilant. Le citoyen doit au travers de tous les moyens qui lui sont offerts aujourd'hui, veiller à ce que le gouvernant ne casse pas l'acte ou le contrat (l'élection) par laquelle il a pris sa place.

L'absence de vigilance, l'idolatrie ne sont ni favorables au gouvernant, ni à la société, elles conduisent à la comédie du pouvoir et le jeu de ceux qui y participent.

Aujourd'hui, outre les avis les plus négatifs qu'on puisse avoir sur l'action d'un gouvernement, les possibilités d'agir des citoyens sont très importantes. J'insiste sur le pluriel. LA vie citoyenne est certainement le premier et le plus puissant des contre pouvoirs.

On a surfé sur "la fracture sociale", réédité avec "la France d'en bas". Il ne faut pas dire aujourd'hui que la ficelle est trop grosse, elle l'était déjà hier.

L'autorité politique de Diderot

mercredi 4 mai 2005

Calculateur embarqué et automobile

Le sujet revient cycliquement dans l'actualité. Il ne se passe plus un mois, sans que les médias ne relatent l'aventure d'un automobiliste qui aurait perdu le contrôle de son véhicule. Les premiers récits laissaient penser qu'il pouvait s'agir d'une justification à un excès de vitesse, l'accumulation de ces incidents ouvre une brèche dans la superbe des concepteurs.

Le danger, comme il est courant de le mesurer dans de tels cas et dès qu'on aborde un domaine très technique, est l'amalgame et la diabolisation.

L'apparition de la communication entre composants est apparue dans l'automobile au tout début des années 1980. Un protocole de communication est inventé en 1983, et les premiers travaux du bus CAN (Controler Area Network) sont publiées. La première voiture disposant d'unités de calcul électroniques communiquant avec un bus CAN à 800 kbits/s est fabriquée. Un consortium français développe un autre bus, le VAN (Vehicule Area Network). Très rapidemment le réseau qui permet aux calculateurs de communiquer.

De plus en plus de véhicules utilisent la technique du multiplexage total. Le réseau, encore souvent constitué de deux fils de cuivre, évolue vers la fibre optique. Les signaux sont véhiculés sous forme de trame.

Le calcul embarqué est utilisé depuis longtemps dans l'aviation, il est la seule possibilité qui permette de gérer un grande nombre d'informations dans un délai très court, et d'enclencher des actions à un rythme très élevé. Qu'il s'agisse du domaine civil ou militaire, les calculateurs embarqués permettent de mettre des aéronefs dans des configurations que l'homme ne pourrait pas mettre en oeuvre. Ces dispositifs sont très fortement réglementés, les logiciels font l'objet de procédures de tests très stricts. A ma connaissance et après recherche, je n'ai rien trouvé de tel dans le domaine de l'automobile.

La "maîtrise" des coûts conduit les constructeurs à optimiser à outrance les équipements nécessaires. Les derniers incidents semblent indiquer le partage d'ECU (Electronic Central Units) pour des fonctions de sécurité. En cause les dispositifs d'ABS dont les fonctions pourraient retourner des valeurs similaires à celle d'une situation de blocage dans des configurations où l'ECU qui traite l'injection conduit a un "emballement" du moteur.

Les perspectives d'évolution laissent apparaîtrent un plus haut niveau d'intégration de l'information, et une place de plus en plus preigante du calcul embarqué. C'est certainement un réflexe très français, mais dans le domaine de la sécurité le rôle de l'Etat devrait conduire à l'instauration d'une réglementation forte. Elle serait une garantie pour l'usager, mais aussi pour les constructeurs.

Le bus CAN
Le multiplexage
Perspectives d'évolution
Injection électronique et multiplexage