EJM - Partage de connaissances

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vendredi 31 mars 2006

Borné, vous avez dit borné

2006, nous sommes dans le 3ème millénaire. On parle de village planétaire, de société de l'information, de reconnaissance de l'individu, bref on pourrait penser que nous ne sommes plus vus comme un troupeau, mais comme un ensemble d'individus. Il est donc normal une fois qu'on est d'accord sur ces principes, d'en appliquer les fondements à l'organisation et au fonctionnement du pays.

La constitution a intégré les principes du droit à l'administration des territoires. Des lois récentes reconnaissent les pirncipes de la démocratie participative. On ne manque pas d'outils législatifs et réglementaires pour construire collectivement un avenir commun sans pour autant qu'il s'agisse d'autogestion. Ces principes ne remettent pas en cause la démocratie parlementaire. Voilà pour les outils.

Maintenant le contexte : la mondialisation, le fonctionnement économique qui s'appuie sur le marché ont bouleversé les échelles de lieu et de temps. Il n'est plus possible de rester à l 'écart des bouleversements et des évolutions de telle ou telle partie du globe. C'est ainsi que des pays qu'on qualifiait d'émergeant se sont très rapidement développés, jusqu'à atteindre leur indépendance technologique. Bref sauf à changer de système politique et économique, tous les pays doivent nécessairement s'adapter pour participer à cette évolution permanente. Les rôles des états ont changé : d'intervenants directs dans l'économie, ils ont de plus en plus un rôle d'accompagnement des mutations. Accompagnement, c'est pour moi assurer les missions de solidarité, de développement, d'adaptation et de sécurité dans un pays. Mais ça veut dire aussi trouver les méthodes pour maintenir les cohésions.

On en arrive enfin aux sujets d'actualité : non ce n'est pas le CPE. C'est la panne des institutions politiques depuis près de 4 ans. Les élections présidentielles de 2002 ont marqué ce tournant, cette rupture. Il y a un décrochage entre les représentants du peuple et le peuple. Le dialogue social ne fonctionne pas. La logique de confrontation a remplacé la logique de "co"construction. Les gouvernants ont remplacé le dialogue par la communication.

Mais les représentants du peuple commencent à vivre le malaise : ils ne veulent plus souffir de schizophrénie. En effet, on ne peut pas jouer Docteur Jekyll en province et Mr Hyde à Paris. C'est aussi le danger d'une assemblée parlementaire dont un parti politique est ultra majoritaire. Et surtout je ne veux pas entendre que les français sont immobilistes et conservateurs, c'est faux. Ils s'adaptent très vite : pour preuve sur le sujet du travail, ils ont augmenté leur productivité de manière considérable en 20 ans pour atteindre le top 10. Mais cette autisme des élites qui nous gouvernent coûte cher : avant dernier épisode le 29 mai 2005. Le référendum n'est pas un non à l'Europe. Et le gouvernement en place fait semblant de ne pas le comprendre.

Dernier épisode du drame : le CPE. Application du principe on frappe d'abord et on discute après. La perspective des élections de l'année 2007 doivent faire comprendre aux candidats de tout poil, qu'il faut rétablir le dialogue social à tous les niveaux, dans l'entreprise mais surtout dans la société. Les discours des représentants du gouvernement sont éloqents, je crois que le stade de l'autisme est dépassé, j'ose croire que c'est celui de la peur, qui conduit à ces propos décalés.

vendredi 3 mars 2006

Gestion des connaissances : un enjeu pour les collectivités locales

Les collectivités locales sont concernées par le vieillissement de leurs effectifs, comme d'autres activités économiques. Le renouvellement des personnels conduira à la confrontation de générations différentes. La gestion des connaissances sera au centre de cette problématique : pas seulement pour capitaliser l'expérience des plus anciens, mais pour construire de nouvelles références communes.

La nouvelle étape de la décenralisation conduira à transférer des agents originaires des services de l'Etat vers des Conseils généraux ou régionaux. Ce sera une autre raison de s'appuyer sur cette spécialité : en effet comment construire une culture commune de populations provenant d'horizons professionnels différents ? Il s'agira de construire des communautés de pratiques : partage des diagnostics, constructions de solutions, mise en oeuvre commune.

La démarche est avant tout managériale : c'est plus de la gestion de l'intelligence collective que de la technologie. Cependant, ces démarches, si elles se mmettent en place, tireront bénéfice des outils collaboratifs de gestion de documents ou de data-mining.

Gestion des connaissances : enjeux en collectivités locales