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dimanche 30 avril 2006

Oublions les monarques, et discutons

Dans un an, la France connaîtra une nouvelle période d'élections, mais les campagnes des candidats sont déjà lancées. Les stratégies sont différentes, mais elles s'ppuyent essentiellement sur la communication. Qui une petite phrase, qui un blog voire les deux. Bien sur on aura droit aux bilans, et puis aux grandes orientations. En même temps, ce seront les grandes manoeuvres dans les partis politiques pour savoir qui. Qui sera candidat bien sur, mais aussi comment seront organisées les équipes de campagne, avec déjà un avant gout de "prépositionnement". Tout ça composera une nouvelle édition du sport national français préféré.

Les derniers avatars de nos dirigeants montre pourtant qu'il serait opportun de construire une vie politique différente. Les conclusions qui ont été tirées de la crise du CPE, dans certains médias ou par la bouche de personnalités en vue sont là aussi impressionnantes : "les français sont bloqués par leur immobilisme et leur peur du changement, ils redoutent l'avenir et se crispent sur des vieilles positions". Ceux qui peuvent parler pour les autres m' ont toujours impressionné.

Il est temps, et quelques représentants de paris politiques semblent l'avoir entendu, de construire des programmes sur la base des préoccupations réelles de nos concitoyens. A cette fin, la distance entre le puvoir et le peuple doit être réduite. Ca évitera les dérives, où l'on se drape de la raison d'Etat, pour mettre en oeuvre des opérations de bas étages.

Le dialogue social, la démocratie de proximité doivent être rétablies er développées. Côté electeurs, nous devons aussi faire preuve de plus de maturité, pour n'évaluer que des programmes et non pas quelque mentor que ce soit.

Je ne pense pas que les français craigent le changement, ils ne souhaitent pas qu'on les prenne pour des idiots. Les élus peuvent y retrouver une place de choix et redonner toute la noblesse à leur mission, de vigile sociale et de pédagogue mais aussi de guide, ils doivent accompagner les changements de société. Pour cela, il faut arrêter le prosélitisme sans démonstration, sans argumentation.

vendredi 14 avril 2006

Philosophie appliquée

Les dernières secousses de la société française illustrent, au delà d'une réaction à ce qui a été un accompagnement très zélé du gouvernement au libéralisme, la valeur que nous sommes très nombreux à accorder au travail.

N'est-il pas plus rigoureux de l'observer scientifiquement, donc du dehors ? Il faudrait à cet effet, vivre comme les grecs qui ne le concevaient comme une nécessité que pour leurs esclaves ... Donc, nous sommes légitimes à avoir notre idée sur les conditions de l'homme au travail.

Il est alors intéressant d'étudier les relations entre les hommes dans cet espace temps qu'est l'activité professionnelle ( ou non pourquoi pas ? ) lucrative ou non. Une construction des relations basée sur les positions que chacun occupe dans une organisation économique conduit à l'établissement d'un système de valeurs qui peut s'éloigner de celles qu'il parait normal de défendre à l'extérieur.

On peut alors s'intéresser à l'éthique et les hommes au travail. Pour éviter toute confusion, il faut préciser que l'objet n'est pas de construire un paradis dans ce cadre. On parle bien de relations huma
ines où chacun doit rester à sa place. Le modèle n'exclut pas les tensions qui sont liées au contexte propre à l'organisation ou consécutive à son environnement, par contre il considère le comportement de chaque individu et de l'influence qu'il peut tirer de sa position vis à vis des autres.

Si les dérives ne sont l'apanage d'aucune époque, leur régulation prend des modes et des intensités différentes au fil du temps. La montée de l'individualisme a rendu vaine la force de la morale et c'est un bien.

Cependant, elle nécessite pour ne pas faire éclater les fonctionnements sociaux d'être remplacée par une maturité assumée des individus. Il ne faut pas alors aller chercher dans les organisations des compensations à un quelconque manque d'autonomie. L'entreprise n'est un palliatif ni à la famille ni à la désagrégation sociale.

On peut alors aborder la notion d'éthique au travail. Cette notion repositionne l'individu au lieu du groupe. Elle nécessite alors que chacun puisse assumer totalement sa position d'individu, au risque dans le cas contraire d'introduire des rapports qui ne se batisse plus sur l'égalité des hommes.

L'analyse que présente mon ami, Eric dans cet article sur l'éthique et les relations au travail nous livre une vision théorique que je partage. Elle démontre encore une fois, si cela est nécessaire le poids de l'éducation dans la propension des êtres à assumer cette individualité et surtout à compenser les inégalités sociales.

C'est un des points où nos avis divergent. Une société ne peut être résolument moderne que si elle ne donne à chaque individu tous les éléments qui lui permettront d'assurer son individualité mais aussi la conscience de place de la société.

En prenant pour exemple l'enseignement de la philospophie, je défends l'idée qu'elle peut et doit être enseignée à tous, comme toutes les matières qui permettent de comprendre, d'analyser le fonctionnement de la société, sous des formes adaptées. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

La culture n'est pas affaire d'élite. Mais c'est un devoir des élites d'en assurer le rayonnement le plus large. Et on constate que nos élites sont trop souvent déconnectées de la société, sont-elles alors encore des élites ?

Ethique du monde du travail