lundi 31 juillet 2006
DADVSI, le conseil constitutionnel porte l'estocade
Par Hervé, lundi 31 juillet 2006 à 07:00 :: TIC
Lors des RMLL, alors que la loi avait été votée dans des conditions dignes d'une république bananière, un espoir restait. Des députés de droite et de gauche, conscients du risque que faisaient peser les mesures arrêtées, avaient présenté un recours devant le conseil constitutionnel en mettant en avant les excès de cette loi en particulier devant les droits du citoyen. Et là, cette assemblée de sages a porté le coup de grace, non seulement en ne retenant pas les arguments, mais bien plus, en revenant sur la loi.
Ainsi, c'est l'enterrement de première classe pour l'interropérabilité, c'est le durcissement des mesures de sanction, c'est l'interdiction d'utiliser des outils de peer to peeer (donc quelque soit la finalité, c'est la fin de la copie privée. Revenons à des articles publiés entre autres sur de site il y a 2 ans. Les motivations de la loi s'appuyaient sur la protection de la création, personne aujourd'hui ne doit être trompé il ne s'agit que de protéger l'industrie du numérique. L'attitude de la majorité de nos élus est inquiétante, elle montre le manque d'implication sur un sujet certes complexe, mais qui touche aux libertés. Nos députés étudient-ils aussi peu les textes qui leur sont proposés au vote ?
Chistophe Espern trace, comme d'ailleurs François Bayrou l'avait évoqué à Nancy cet été, les dernières possibilités d'action pour le citoyen : la déclaration des droits de l'homme introduit le droit de résistance à l'oppression pour le citoyen, à chacun de l'utiliser pour agir légalement.